le sang et l'épée, prologue
La bataille de Cesnnen était perdue.
Quelques vaisseaux de l'insurrection avaient pu prendre la fuite, se rendant compte
Du piège dans lequel ils étaient tombés. Les autres s'étaient retrouvés frappés de plein fouet par les tirs des bâtiments de la Fédération en sortant de l'hyper espace, et s'étaient abîmés dans la mer d'ammoniac liquide qui couvrait la surface de la planète, alors qu'ils croyaient y trouver un abri sur après l'attaque de Borée, dissimulés dans l'épaisse couche nuageuse, ou dans l'unique cité qui dérivait au gré des puissants courants atmosphériques.
Yvain et Marc avaient été fait prisonniers, et parcouraient maintenant les larges avenues de la ville éclairées de puissantes lumières blanches.
L'attaque foudroyante de la Fédération n'avait pas fait de réels dégâts, et Cesnnen n'avait pratiquement pas souffert d'une bataille qui avait eu lieu dans son espace, ou au- dessus de l'étendue liquide. L'armée occupait à présent la ville, et ses habitants regardaient passer les deux hommes, encadrés par des soldats coalisés, la peur dans leurs yeux.
Ils furent amenés dans un bâtiment plus important que les autres, et pénétrèrent enfin dans une salle de conseil. Une assemblée s'était réunie là, des hommes en armes, qui parlaient joyeusement, fêtant leur victoire. Les barons des royaumes de la Fédération. Envoyant entrer Yvain et Marc, ils se turent, se retournant pour les dévisager, un sourire moqueur aux lèvres.
Parmi eux, les dominant de toute la puissance du feu sombre se trouvait Haderic en personne
Haderic, bras droit du régent, avec lui dernier dépositaire des secrets perdus de l'ancienne religion. Vêtu de noir rigoureux, comme tous ceux, les névéans, qui jadis servaient cet aspect du Sang, son vêtement tranchait parmi les cottes d'armes chatoyantes que les barons portaient sur leurs hauberts. Il était drapé dans un manteau de lourde étoffe, retenu aux épaules par des fibules d'argent ornées de pierres précieuses jetant des éclats d'obsidienne. Seule tache de couleur, le blason de la Fédération sur la poitrine, où dominait le rouge, surmonté d'une couronne, arborée par lui seul et le régent.
On ne savait rien de son visage, dissimulé par un masque tout aussi noir. Personne ne l'avait jamais vu sans, ni ne connaissait ses traits, ou croisé son regard, remplacé par des capteurs, mince ligne sombre dans le métal. On le disait affreusement défiguré. On devinait que les mains gantées étaient des prothèses, merveilles de bio mécanique, que sous le pourpoint épais, sans doute des implants l'aidaient à respirer. Seule l'abondante chevelure d'un ébène brillant, retombant sur les larges épaules, rappelait l'humain en lui, sous le vêtement de guerre et l'acier. On disait tellement de choses....
Par hauteclaire, Mardi 24 Juillet 2007 à 07:35 GMT+2 dans Prologue (article, RSS)
félicitation!!!






