le temps des guerres
Haderic n'accorda qu'une vague attention à Marc, malgré ses insultes, le faisant emmener d'un geste par un marchand d'esclaves, ravi de l'aubaine.
Il fixait son fils, intensément, Yvain pouvait sentir le poids de ce regard malgré le masque. Cet homme, ou ce qu'il en restait, avait aimé
passionnément sa mère, l'avait tenu, lui, Yvain, dans ses bras. S'en souvenait-il à cet instant ? Quelque chose de fugace, d'infiniment ténu passa entre eux, comme un frémissement. Puis une voix grave, douce et mélodieuse, un peu rauque derrière le masque, s'éleva :
« Rejoindras-tu la Fédération ? « demandait Haderic.
Les barons se taisaient, étonnés de l'intérêt de leur maître pour un prisonnier si insignifiant. Yvain, malgré lui, se sentit attiré vers l'homme qui lui faisait face. Le lien qui les unissait était bien réel, puissant. De très loin il
entendit une voix répondre, la sienne :
-« Jamais ! »
La vague d'énergie venue de son père le frappa, lui broyant le cerveau. Il chancela, réussissant tant bien que mal à résister. La douleur cessa aussi brutalement qu'elle était venue, Haderic se détournait et ordonnait :
-« Emmenez le sur le croiseur amiral ».
Yvain, hébété, fut entraîné au dehors.
Elinor l'y attendait.
Par hauteclaire, Dimanche 29 Juillet 2007 à 06:45 GMT+2 dans Prologue (article, RSS)







