Haderic et Lil Alba: l'affrontement
Elle a désigné son épée :
-« Alors faites vite et sans hésiter ! De votre main je l'accepte. La mort plutôt que votre injuste mépris et la douleur de devoir l'endurer plus longtemps ! ».
Elle a reculé d'un pas, attendant le coup fatal avec une incroyable détermination, bien droite, le fixant sans faiblir, sans baisser le regard. Ni pleurs, ni prières.
Il avait déjà arraché l'arme de sa ceinture, et la flamme de la lame étincelait devant le visage de Lil Alba, faisant danser de l'argent dans ses cheveux. J'ai du rattraper Omaira qui s'évanouissait. Il levait le bras pour la frapper, quand il a hésité.
Elle reste si fière devant lui que le doute s'insinue dans son esprit, malgré la colère qui l'habite. Il y a bien longtemps, il a cru avoir été trahi, et a tué sans raison. Souffrir au-delà du possible, continuer à aimer et s'étourdir dans la violence pour oublier, jusqu'à ce que le coeur en soit pétrifié n'a servi à rien. La plaie est restée ouverte, sans guérison possible.
Lil Alba n'a jamais menti, il le sait, alors ?
Alors il la force à ouvrir son esprit, pour savoir, enfin.
Elle gémit sous le choc, mais le laisse faire sans résister, lui laisse voir chaque pensée, chaque sentiment qu'elle éprouve. Il ne voit que sincérité et amour. Pas de mensonge, pas de ténèbres en elle. Une clarté si intense, qui rayonne tant qu'il doit lâcher prise avant de s'y brûler.
-« Son bras est retombé » poursuivit Vicara,
-« Nous n'osions y croire, mais il a rengainé son sabre ».
-« J'admire ton courage et ta sincérité » a t-il fini par dire, tandis qu'elle portait la main à son front, souffrant visiblement. Il avait du exercer quelque pouvoir des plus violents. Mais elle a répondu avec hauteur :
-« Vraiment Seigneur Haderic » puis reprenant avec fougue :
-« A quoi me sert ce courage que vous dites admirer, comment pourrais-je continuer à vivre près de vous, avec au coeur la peine cruelle de savoir que vous doutez de moi ? Vous pouvez faire ce que vous voulez de ma vie, mais pas m'humilier ainsi ».
-« Je ne doute plus » répondit-il simplement. Il a replacé le sabre à sa ceinture et est sorti, la laissant épuisée, mais vivante, et heureuse malgré tout. Elle avait gagné sa confiance, sans jamais s'abaisser.

Bonjour Mona, Elle, les lectrices et lecteurs.
Mona, vous pouvez me lire quand même? J'espère que votre déménagement se passe bien! Et vous comprends, moi qui ne supporte pas la chaleur!
Elle, je suis surprise! Femme bien sur. Je parle toujours au féminin. Pensiez vous à un "déguisement?
Passez une bonne journée. Amitiés
Par hauteclaire, Samedi 18 Aout 2007 à 07:51 GMT+2 dans Scène3 (article, RSS)







