La révélation

Ils étaient repartis à la navette. En chemin, elle avait voulu l'arrêter :
-« Pourquoi ne restons nous pas ? Au moins quelques jours ? ».
-« Tu sais bien que c'est impossible ».
Plus tard, pendant le voyage qui les ramenait au croiseur, les larmes avaient jailli, sans qu'elle puisse les maîtriser. Elle s'était détournée pour les lui cacher, mais trop tard. Elle avait eu l'intuition d'un malheur proche, et n'avait pas voulu le lui dire. Se méprenant sur son chagrin, il lui avait demandé, mélancolique :
-« Regretteras tu ? Regrettes tu déjà ? »
-« Non, jamais ! ».
-« Alors pourquoi pleures tu ? ».
-« Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas »
L'évidence de la réponse, sa certitude, avait chassé larmes et intuition pénible. Toujours vêtue de rouge, elle s'était assise près de lui, au poste de pilotage, enfouissant son visage dans l'étoffe sombre de son manteau.
La lumière est si forte, qu'éblouie elle doit fermer les yeux un instant. Comme Haderic quelques jours plus tôt, elle perçoit le Sang l'entourer, passer comme un flot puissant, lui faisant prendre conscience d'une sensation nouvelle dans son corps.
Elle sut immédiatement, en éprouva un grand étonnement, un bonheur total et une sourde angoisse :
-« Elles auront besoin de leur père ». lui fit comprendre la présence.
-« Elles ? ».
-« Il doit accomplir son destin, mais tu devras le sauver ».
-« Comment pourrais-je ? ».
-« Tu sauras ! ».
Bonjour à Gigi, Souviens toi, Mona, et plus tard, peut-être Elle et Riagal.
Amitiés à toutes et tous
Par hauteclaire, Mardi 6 Novembre 2007 à 00:23 GMT+2 dans Scène 11 (article, RSS)







