le sang et l'épée

Haderic et Lil Alba; l'affrontement


-« Vous disiez qu'elle ne craignait pas de l'affronter » reprit Yvain, désignant Elinor, il ajouta :
-« Nous savons tous deux ce que c'est que de l'affronter, et nous n'en sommes pas sortis indemnes, loin de là ! Elle a eu beaucoup de courage de demander la vie sauve pour ce soldat ».
Vicara secoua alors la tête :
-« Il y a eu bien pire . C'est arrivé une fois, une seule, mais cela aurait pu être la dernière. Il a bien failli la tuer ! ».
-« Je ne suis pas surprise » intervint Elinor,
-« Je suis plutôt étonnée qu' elle soit toujours en vie ».
-« A ce moment on ne pouvait savoir s'il éprouvait de l'amour pour elle »
continua Vicara,
-« Mais il n'est pas nécessaire d'aimer pour être jaloux, et sa jalousie était à la mesure de ses pouvoirs, démesurée. Elle peut aller et venir à sa guise, descendre à terre quand cela est possible et sans danger. Lors d'un ravitaillement, nous étions près de Daranit, où elle a passé plusieurs heures, ayant entendu dire que l'on pouvait y trouver des documents sur sa civilisation. Son monde lui manque, et elle essaie d'en trouver des vestiges. Omaira l'a bien sur accompagnée. Qui avait bien pu répandre ces rumeurs stupides et calomnieuses ?
Elles étaient rentrées depuis un moment, et Dame Alba nous montrait ce qu'elle avait découvert dans une bibliothèque quand Haderic est entré en silence. Comme toujours, elle est allée immédiatement vers lui, souriante, heureuse de le voir. Il s'est immobilisé au milieu de la pièce, sans prononcer une parole, attendant qu'elle soit près de lui.
Quelque chose n'allait pas, nous l'avons bien senti, et elle s'est arrêtée, surprise et un peu indécise.
Sa colère a déferlé comme une tempête. Une fureur épouvantable, que les mots dits à voix basse, presque feutrée, ont révélée dans toute sa rage. C'était affreux d'entendre ce torrent de menaces exprimé sur un ton si doux :
-« Comment oses-tu me défier et te moquer de ma bienveillance ainsi ? trahissant ma confiance ».

 

 

Bonjour Mona, Gigi, Souviens toi,Elle,  Cat.
Heureuse de vous retrouver. Le déménagement s'est bien passé Mona?
Merci de vos encouragements. L'histoire continue.
Amitiés

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Haderic et Lil Alba: l'affrontement

                                                               

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-« Comment oses-tu me défier et te moquer de ma bienveillance ainsi ? trahissant ma confiance ».
-« Que se passe t-il Monseigneur ? » demanda Dame Alba, stupéfaite.
-« On murmure que tu profites de ces heures passées à terre pour te dévoyer. On t'a vue dans des endroits sordides, en compagnie plus sordide encore. C'en est trop ! Je devrais te faire enfermer au fond de la geôle du bord, dans la dernière des cellules. Ce serait encore trop bon pour toi ! ».
Omaira a tenté de dire quelques mots pour la défendre :
-« Seigneur, j'étais avec Dame Lil Alba. Elle n'a fait que chercher des documents. Voyez, là, sur cette table ».
Il s'est retourné vers elle :
-« Je m'occuperai de toi plus tard, sois en sure ! ».
La pauvre a serré la main sur sa poitrine, et nous avons reculé tout au fond de la pièce, dans l'ombre, le plus loin possible, les laissant face à face. Il continuait :
-« Tu pourras y distraire les soldats, si même ils veulent de toi ».
Elle a blêmi sous l'insulte, devenant encore plus pâle, si c'était possible, puis a violemment rougi. Elle s'est redressée de toute sa taille, s'est rapprochée à le toucher, et a répondu avec dignité et froideur :
-« Je ne peux supporter que vous me fassiez pareille injure. Je ne me défendrais même pas si vous avez décidé de croire ces mensonges sur mon compte ».
Puis, de plus en plus passionnée, sa voix coulant comme un fleuve de feu :
-« Si vous ne me faites pas confiance. Si vous doutez à ce point de mon engagement envers vous et de mon amour, alors »
Elle a désigné son épée :
-« Alors faites vite et sans hésiter ! De votre main je l'accepte. La mort plutôt que votre injuste mépris et la douleur de devoir l'endurer plus longtemps ! ».

 

Bonjour Elle, Louise, Gigi. Mona nous rejoindra dans quelques jours. Et toutes celles et ceux qui me lisent.
Merci à vous Louise de votre visite. Pouvoir partager notre amour de l'écriture sur mabulle est un grand plaisir.
Amitiés à tous et toutes.

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Haderic et Lil Alba: l'affrontement

 

Elle a désigné son épée :
-« Alors faites vite et sans hésiter ! De votre main je l'accepte. La mort plutôt que votre injuste mépris et la douleur de devoir l'endurer plus longtemps ! ».
Elle a reculé d'un pas, attendant le coup fatal avec une incroyable détermination, bien droite, le fixant sans faiblir, sans baisser le regard. Ni pleurs, ni prières.
Il avait déjà arraché l'arme de sa ceinture, et la flamme de la lame étincelait devant le visage de Lil Alba, faisant danser de l'argent dans ses cheveux. J'ai du rattraper Omaira qui s'évanouissait. Il levait le bras pour la frapper, quand il a hésité.

Elle reste si fière devant lui que le doute s'insinue dans son esprit, malgré la colère qui l'habite. Il y a bien longtemps, il a cru avoir été trahi, et a tué sans raison. Souffrir au-delà du possible, continuer à aimer et s'étourdir dans la violence pour oublier, jusqu'à ce que le coeur en soit pétrifié n'a servi à rien. La plaie est restée ouverte, sans guérison possible.
Lil Alba n'a jamais menti, il le sait, alors ?
Alors il la force à ouvrir son esprit, pour savoir, enfin.
Elle gémit sous le choc, mais le laisse faire sans résister, lui laisse voir chaque pensée, chaque sentiment qu'elle éprouve. Il ne voit que sincérité et amour. Pas de mensonge, pas de ténèbres en elle. Une clarté si intense, qui rayonne tant qu'il doit lâcher prise avant de s'y brûler.

-« Son bras est retombé » poursuivit Vicara,
-« Nous n'osions y croire, mais il a rengainé son sabre ».
-« J'admire ton courage et ta sincérité » a t-il fini par dire, tandis qu'elle portait la main à son front, souffrant visiblement. Il avait du exercer quelque pouvoir des plus violents. Mais elle a répondu avec hauteur :
-« Vraiment Seigneur Haderic » puis reprenant avec fougue :
-« A quoi me sert ce courage que vous dites admirer, comment pourrais-je continuer à vivre près de vous, avec au coeur la peine cruelle de savoir que vous doutez de moi ? Vous pouvez faire ce que vous voulez de ma vie, mais pas m'humilier ainsi ».
-« Je ne doute plus » répondit-il simplement. Il a replacé le sabre à sa ceinture et est sorti, la laissant épuisée, mais vivante, et heureuse malgré tout. Elle avait gagné sa confiance, sans jamais s'abaisser.

                                                                  

 

Bonjour Mona, Elle,  les lectrices et  lecteurs.
 Mona,  vous pouvez me lire quand même? J'espère que votre déménagement se passe bien! Et vous comprends, moi qui ne supporte pas la chaleur!
Elle, je suis surprise! Femme bien sur. Je parle toujours au féminin. Pensiez vous à un "déguisement?
Passez une bonne journée. Amitiés                                              

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